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PELERIN Supplément N° 6870 - 31 juillet 2014 

" Là où Dieu a assigné une demeure au soleil" (Psaume 19)

André DERAIN (1880-1954), Le PONT DE WATERLOO, 1906 MADRID (ESPAGNE)

Collection Thyssen-Bornemisza

Pont de waterlooo derain

En 1906, Derain voyage à Londres. Il est marqué par le paysage industriel et ses hautes cheminées sur le bord de la Tamise. IL est alors en pleine période fauviste: il utilise les touches de couleurs pures, juxtaposées sur la toile sans souci de la couvrir complétement. Son désir n'est pas de rendre une idée réaliste du paysage, mais d'en faire émerger les couleurs qu'il recèle, de les libérer dans leur force. C'est notre oeil qui reconstitue l'image fragmentée par l'artiste. Derain scinde sa touile en deux zones séparées par le pont de Waterloo, peint en aplats bleu vif, comme toutes les architectures. ILla structure par l'emploi de couleurs chaudes et de couleus froides. L'eau mouvante, les bateaux, les bâtiments, se déclinent en bleu et vert; tandis que les rayons du soleil colorent de puissants ocres jaunes et roses la partie supérieure, frappant en éclats rose fuschia les façades à gauche. Derain ne peint pas le soleil. Il ne décrit pas la source de cette lumière puissante qui révèle la vivacité des couleurs du paysage. Le soleil n'est perceptible que par ses effets, que par ce qu'il révèle. Ainsi est la vie des hommes, mise en lumière et révélée en ses couleurs par la présence divine. P. VENCESLAS DEBLOCK

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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