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Lille pdba jacomart trinite

A la fin du Moyen-Age et au début de la Renaissance, on représenta la Sainte Trinité sous cette forme dite du "Trône de Grâce". "Trône" car Dieu le Père y siège en souverain du cosmos, dans un ovale de gloire entouré de séraphins. Et "grâce" car il nous présente son Fils qui donne sa vie sur la croix pour sauver l'humanité. L'Esprit Saint, l'Esprit d'unité, est figuré comme une colombe au-dessus du Fils, sur le coeur du Père. La panneau provient d'un rétabble gothique espagnol. A l'intérieur du cadre flamlboyant, la finesse des visages et des étoffes évoque la peinture flamande. On retrouve l'héritage des icônes dans le fond d'or; dans l'étonnante similitude des visages du Tout Puissant et de son fils, "reflets resplendissant de la gloire du Père" (He 1,3). L'unité des trois personnes de la trinité est soulignée par leurs nimbes et par le triple déploiement des mains du Père, des bras du Fils, des ailes de l'Esprit. La dimension plus petite du Christ suggére que dans son incarnation, "il n'a pas jugé bon de revendiquer son droit d'être traité à l'égal de Dieu" (Ph 2,6). Sa tête inclinée est au centre de l'image, en même temps qu'elle en rompt la symétrie, attirant ainsi notre regard vesr son visage de Salut. Monique SCHERRER

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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