Textes autour du DON

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 12,38-44. 

Dans son enseignement, Jésus disait : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à sortir en robes solennelles et qui aiment les salutations sur les places publiques,
les premiers rangs dans les synagogues, et les places d'honneur dans les dîners. 
Ils dévorent les biens des veuves et affectent de prier longuement : ils seront d'autant plus sévèrement condamnés. » 
Jésus s'était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait la foule déposer de l'argent dans le tronc. Beaucoup de gens riches y mettaient de grosses sommes. 
Une pauvre veuve s'avança et déposa deux piécettes. 
Jésus s'adressa à ses disciples : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le tronc plus que tout le monde. 
Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a tout donné, tout ce qu'elle avait pour vivre. »

Un texte de Mgr Pierre Claverie, évêque d’Oran, assassiné le 1er août 1996

Et donc la seule chose importante dans cet état, c’est de prendre sa vie à bras-le-corps, telle qu’elle est, pour essayer de lui donner un sens et une fécondité ; autrement dit, de tout transformer en amour, tout transformer en don de la vie ou en communication de la vie ou en libération par l’amour.

Mais il y a plusieurs manières de donner sa vie. Il y a le martyre rouge (le martyre sanglant) et ce que Don Helder Camara appelle le "martyre blanc". Le martyre blanc, c’est ce qu’on essaie de vivre tous les jours, c’est-à-dire ce don de sa vie goutte à goutte dans un regard, une présence, un sourire, une attention, un service, un travail, dans toutes sortes de choses qui font qu’un peu de la vie qui nous habite est partagée, donnée, livrée. C’est là que la disponibilité et l’abandon tiennent lieu de martyre, tiennent lieu d’immolation. Ne pas retenir sa vie.

 

Poëme de Maitre Eckhart

Deviens tel un enfant,

rends-toi sourd et aveugle !

Tout ton être
doit devenir néant,
dépasse tout être et tout néant !
Laisse le lieu, laisse le temps,
et les images également !
Si tu vas par aucune voie
sur le sentier étroit,
tu parviendra jusqu'à l'empreinte du désert.

Ô mon âme,
sors ! Dieu, entre !
Sombre tout mon être
en Dieu qui est non-être,
sombre en ce fleuve sans fond !
Si je te fuis,
Tu viens à moi.
Si je me perds,
Toi, je Te trouve,
Ô Bien suressentiel !

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