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TEMOIGNAGE

Plusieurs  chrétiens donnent du temps dans des centres sociaux ou des maisons de quartier, pour aider des jeunes scolaires, à faire leurs devoirs scolaires.

Cette activité est au point de rencontre de plusieurs acteurs : les parents, les jeunes, les travailleurs sociaux, les enseignants, les bénévoles. Il y a chez tous ces acteurs un gout de la vie, des aspirations, des attentes qui peuvent être perçues comme signes de la présence de l’Amour créateur au cœur des hommes.

-1-Les parents, dans de nombreuses familles, immigrées ou non,  à cause de leur niveau culturel, de leurs conditions de logement, ou des horaires de travail, ont beaucoup de difficultés à accompagner leurs enfants dans leur scolarité. Et pourtant la plupart des parents souhaitent que leurs enfants « travaillent bien », qu’ils aient plus tard un métier et un emploie.

-2- Les jeunes du secondaire qui viennent à l’aide aux devoirs ont généralement le désir de réussir et en même temps une grande peur ; pour de nombreuses raisons, ils doutent de leur capacité.

-3- Les salariés des centres sociaux sont convaincus que parmi les activités du centre, l’aide aux devoirs est importante pour l’éducation et l’insertion des jeunes. Le choix professionnel  d’être travailleur social manifeste clairement leur volonté de contribuer à la construction du vivre ensemble.

-4- Les enseignants font de leur mieux, mais peuvent difficilement faire face à la diversité culturelle et sociale de leurs élèves et des familles de ces élèves. Au cours des dernières années, ils ont accepté et souvent souhaité que des activités périscolaires prolongent leur travail.

-5- Les bénévoles de l’aide aux devoirs apportent la compétence qui leur reste de leur activité professionnelle précédente ou tout simplement leur expérience de parents et grands parents; ils sont généralement retraités.

 S’il existe des bénévoles de l’aide aux devoirs, c’est sans doute qu’ils y trouvent quelques satisfactions ; celle d’être utiles, celle de voir des jeunes s’épanouir, celle d’entretenir ou d’acquerir des connaissances…et parfois celle de recevoir une touchante reconnaissance de ces jeunes et de leur famille.

Mais ces retours ne vont pas sans traverser quelques petites morts. Dépossession d’un temps personnel toujours précieux, dans la durée avec un minimum de régularité. Acceptation de ses propres limites. Acceptation du travail en équipe dont beaucoup de conditions nous échappent.

Plusieurs chrétiens de notre communauté se sont engagés dans cette action. Je pense qu’ils peuvent voir dans cette activité une manière de se mettre en état de service de l’homme. Aider des jeunes scolaires à grandir, à découvrir leurs capacités et à avoir confiance en eux, c’est servir la vie. Et si ces jeunes s’étonnent que l’on puisse faire cela gratuitement, cette activité devient un signe encore plus fort. Le don gratuit pour la vie… n’est ce pas se couler dans l’amour du Père ? Et puis, servir le «vivre ensemble », créer des liens, n’est-ce pas une approche du Royaume ?

Je suis un des bénévoles de l’aide aux devoirs. J’ai commencé à participer avec mon épouse, à l’action du Centre Social de Beaudésert en 1993. C’est la Directrice de ce Centre qui nous a appelés comme je l’avais appelée quelques années auparavant à participer à l’équipe d’aumônerie du lycée. L’appel a circulé dans la communauté… il peut encore circuler.

Je ne peux que rendre grâce pour ces nombreux moments de vrai bonheur  quelque fois partagés et offerts dans la maison des Petites Sœurs de Jésus qui habitaient alors  le quartier.

 

Jean Saugnac

 

 

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